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Traverser l’Allemagne en transports en commun pour seulement 9 euros par mois

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C’est l’un des les mesures avec lequel il Gouvernement gouvernement fédéral a l’intention d’atténuer les effets de la inflationnotamment des prix exorbitants des de l’essence – qui frôle les deux euros en Allemagne – : le soi-disant « billet à 9 euros », qui vient d’entrer en vigueur et fait déjà partie de l’imaginaire collectif du pays. Du 1er juin au 31 août, les consommateurs peuvent acheter un billet pour utiliser métro, bus, tram, trains urbains et régionaux pour seulement 9 euros par mois et sans restrictions. Il n’a jamais été aussi bon marché de voyager en transports publics en Allemagne.

Le billet, Personnel et non transférable, il peut être acheté dans n’importe quel terminal ou via les différentes applications numériques des moyens de transport public du pays. Pour éviter les griefs comparatifs, les utilisateurs qui ont déjà un abonnement mensuel ou annuel recevront la différence correspondante pendant les mois d’application de la mesure.

Le « 9-Euro-Ticket », comme il est écrit en allemand, permet la particularité de traverser l’Allemagne en trains régionaux et de banlieue, oui, toujours en deuxième classe. La mesure n’inclut pas les trains à grande vitesse ou longue distance, mais avec un peu de patience et plusieurs changements de ligne, il sera possible, par exemple, de voyager de Berlin à l’une des îles de la mer Baltique sans avoir à acheter un billet supplémentaire. L’arrivée de l’été a déclenché l’euphorie des touristes et du secteur hôtelier, qui y voit une opportunité de relancer le tourisme national.

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Transport débordé?

L’Association des entreprises de transport allemandes (VDV) estime qu’environ 30 millions de tickets à 9 euros chacun des trois mois. Certaines voix ont mis en garde contre une éventuelle saturation des transports en commun, ce qui en soi se produisait déjà avant l’introduction de la mesure dans certains tronçons ferroviaires et à des dates festives désignées. Les différentes sociétés de transports en commun ont donc déjà annoncé qu’elles renforceraient les effectifs et l’offre. La Deutsche Bahn, par exemple, mettra en service 50 trains supplémentaires pendant la durée de la mesure. Le gouvernement fédéral mettra également 2,5 milliards d’euros à la disposition des gouvernements des États fédéraux pour couvrir les coûts.

La mesure est liée à la forte inflation qui s’accumule en Allemagne, qui a clôturé en avril dernier au-dessus des 7 %. Cependant, l’actuelle Coalition Stoplight – tripartite des sociaux-démocrates du SPD, des Verts et des libéraux du FDP – y voit également une opportunité d’attirer davantage d’usagers vers les transports en commun au détriment des véhicules particuliers, notamment dans les zones urbaines.

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« Si nous voulons atteindre l’objectif de doubler le nombre d’usagers du train, nous avons besoin de toute urgence des résultats du billet à 9 euros », a déclaré Michael Theurer, commissaire du gouvernement fédéral aux transports ferroviaires. La signature de l’accord de coalition du gouvernement actuel avait précisément comme l’un de ses objectifs prioritaires la promotion des transports publics pour réduire les émissions de CO2 et se rapprocher des objectifs du Accord de Paris.

Cet objectif dépendra en grande partie de l’évolution des prix des carburants, dont le niveau actuel fait de l’usage des véhicules particuliers un quasi-luxe. Outre le billet de 9 euros, le gouvernement allemand a également temporairement réduit le taxe sur le carburantce qui a permis au prix de l’essence de passer sous la barre des deux euros le litre cette semaine.

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