RDC: Moïse Katumbi “Entre Kabila et moi, il n’y a jamais eu de problème. C’était avec son entourage que cela coinçait”

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Moïse Katumbi union Sacrée

Le président d’Ensemble pour la république Moïse Katumbi s’est exprimé quant à la situation socio-Politique en république Démocratique du Congo(RDC).


Au cours d’une interview accordée à Jeune Afrique, l’ancien gouverneur du Grand Katanga n’y est pas allé par quatres chemins pour rappeler le défi à relever avec le nouveau gouvernement de Coalition en vue de rencontrer les attentes de la population;

“Parler des cent jours n’a, selon moi, aucun sens. C’est un concept essentiellement médiatique. La RDC est un pays à terre, où tout est à refaire. Il faut donner du temps à ce gouvernement. Nous ferons le bilan au bout d’un an ou deux…En tant que membre de l’Union sacrée, nous assumerons notre part de responsabilité, mais seulement celle-ci. Ne nous voilons pas la face : le responsable numéro un aux yeux des Congolais, ce sera Félix Tshisekedi”, a-t-il déclaré.

Par ailleurs Moïse Katumbi a reconnu qu’il n’y avait pas jusqu’alors un cadre de concertation au sein de l’Union Sacrée;

“Pour ce qui est de l’Union sacrée en elle-même, il nous manque pour l’instant un cadre de concertation collectif. Nous n’avons d’ailleurs eu aucune réunion qui nous aurait permis de jauger l’efficacité de notre action”, a-t-il reconnu.

À la question de savoir si la loi “Tshiani” pourrait déclencher une distension, le numéro un d’Ensemble ne mache pas le mot et indique que programmer cette loi à l’ordre du jour entraînerait une scission;

“Oui, il s’agit clairement d’une ligne rouge. Si elle(la loi Thiani” venait à être ne serait-ce que programmée pour être débattue au Parlement, nous quitterions la majorité”, a déclaré Moïse  Katumbi.

Quant est-il de sa relation avec Joseph Kabila et envisagerait-il une Coalition avec le FCC à l’extrême?le haut cadre de Lamuka répond;

Entre Kabila et moi, il n’y a jamais eu de problème. C’était avec son entourage que cela coinçait. Il se passe la même chose au sein de l’Union sacréeJe ne peux pas exclure a priori une coalition avec qui que ce soit. Quand nous étions dans l’opposition, Jean-Pierre Bemba et moi, qui aurait pensé que nous pourrions finalement nous retrouver dans la majorité ? Quand je négocie, je le fais toujours au grand jour. Si je constate que l’intérêt de la population ne réside plus dans l’Union sacrée, je le dirai”, a-t-il dit.

L’intégralité de l’interview sur Jeune Afrique