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Qu’est-ce que cela signifie pour les travailleurs et les employeurs d’augmenter le SMI à 1 000 euros ?

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La hausse des salaire minimum interprofessionnel (PMI) à 1 000 euros Il a été convenu entre le Gouvernement et les syndicats de s’appliquer rétroactivement au 1er janvier 2022. Et dans les directions et agences des ressources humaines ils sortent déjà les calculatrices pour équilibrer les soldes. La hausse signifiera que les travailleurs seront mieux payés, les entreprises devront payer plus et tout cela aura également un impact direct sur les travailleurs indépendants. Celles 35 euros d’augmentation que le ministère du Travail a convenu avec les centrales et contre l’avis des employeurs sont plus de 35 euros pour les soldes des entreprises. Ce sont les clés de la montée pour les poches des intéressés.


Comment cela affecte-t-il le travailleur?

Actuellement et jusqu’à ce que la nouvelle hausse se reflète dans le Bulletin officiel de l’Etat (BOE), le salaire minimum est de 965 euros brut en 14 versements. Ce qui équivaut à 13 510 euros bruts par an ; dans le cas d’un quart de travail complet de 40 heures. Ces 965 euros, pour commencer, sont bruts, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas inscrits tels quels à la fin du mois sur le compte courant des travailleurs. 965 euros brut se traduit par un chiffre proche de 900 euros qui rentrent net dans les poches des travailleurs. Il s’agit d’un calcul approximatif, car le chiffre exact dépend de divers facteurs, tels que le type de contrat, le nombre de personnes à charge, l’état civil, si le travailleur est employé toute l’année ou ne travaille que quelques mois, etc.

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En reproduisant ces calculs au nouveau salaire minimum de 1 000 euros, le travailleur entrera à la fin du mois 933 €. Un peu moins de 2 millions de travailleurs gagnent le salaire minimum en Espagne. La prévision est que le Conseil des ministres soit mardi prochain, le 15 février, soit le mardi suivant, le 22 février, donnent le feu vert à la mesure, qui entrerait toutefois en vigueur rétroactivement au 1er janvier. Ce qui implique que les employeurs doivent déjà payer l’augmentation lors de la prochaine masse salariale de février, en plus d’une ‘paguilla’ compensant les 35 euros d’augmentation qu’ils n’ont pas payés en janvier.


Comment cela affecte-t-il l’employeur?

Lorsqu’une entreprise embauche un travailleur, elle doit non seulement assumer le salaire, mais aussi les cotisations au Sécurité sociale. Celles-ci sont destinées à payer les futures allocations de chômage, pensions, congés d’accident ou stages de formation ; entre autres. Le coût du travail en cotisations varie en fonction de différentes variables, telles que le secteur d’activité du travailleur (plus le danger est grand, plus la cotisation pour d’éventuels accidents est élevée) ou si le contrat est temporaire ou à temps partiel (coût plus élevé qu’un contrat à durée indéterminée) . La gamme de prix va de 31,4 % à 37,05 % sur le salaire brut du travailleur.

Que signifient alors ces 35 euros de plus par mois ? Eh bien, l’entreprise devra payer entre 1 366 € Oui 1 431 € au mois; alors qu’avant il payait entre 1 318 euros et 1 381 euros. Gardez à l’esprit que les cotisations sont calculées sur le salaire annuel divisé en 12 versements, et non 14 versements comme il est communément quantifié. En résumé, la hausse du SMI de 35 euros se traduit par 33 euros de salaire en plus pour le travailleur et entre 48€ et 50€ plus de dépenses pour l’entreprise.

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Comment cela affecte-t-il les indépendants ?

Historiquement, le salaire minimum était directement lié au assiette minimale de cotisation que payaient les travailleurs autonomes et quand l’un augmentait, l’autre augmentait aussi. Cependant, le Gouvernement, plus précisément la Sécurité Sociale, doit publier un arrêté spécifique pour fixer ou non le relèvement de l’assiette minimale de cotisation, qui est ce qui détermine le quota pour la plupart des travailleurs indépendants. Actuellement l’assiette de cotisation est de 960,6 euros. Sur laquelle est ensuite calculée la quotité mensuelle de 294 euros, qui résulte de l’application de 30,6 % à l’assiette minimale de cotisation pour les risques communs et professionnels, la cessation d’activité et la formation professionnelle. Si le gouvernement décide par la suite d’augmenter la base de cotisation, le tarif minimum augmentera également. Mais de ce chiffre (ou d’une éventuelle augmentation) pour le moment la Sécurité Sociale n’a pas voulu avancer de détails.

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