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L’Ukraine dénonce les violations des filles et des adolescents dans les zones occupées

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Ukraine il essaie toujours de se réconcilier avec l’horreur de ce qui s’est passé à Bucha. Après les images de cadavres gisant dans les rues et de corps inertes les mains liées dans le dos, le cas de plus d’une vingtaine de filles et adolescentes constamment violées pendant des semaines par des soldats russes a été mis au jour.

Le Médiateur ukrainien, Lyudmila Denisova, rapporté ce lundi aux médias ‘Le New York Times’ le viol de 25 filles et adolescentes âgées de 11 à 14 ans dans un sous-sol de la ville de Bucha. Selon leurs propres déclarations, neuf d’entre eux ont été Enceinte. « Les soldats russes leur ont dit qu’ils les violeraient de manière à ce qu’elles ne veuillent avoir de relations sexuelles avec aucun homme, pour les empêcher d’avoir des enfants ukrainiens », a-t-il ajouté. Le maire de Bucha, Anatoly Fedoruk, Il l’a confirmé ce mardi mais a assuré qu’ils ne révéleraient pas plus de détails pour protéger son identité.

La le viol comme arme de guerre c’est une affirmation du pouvoir et de la domination. Une stratégie pour soumettre l’ennemi à travers les femmes, pour le faire fuir sa terre, pour l’embarrasser. C’est une arme bon marché et efficace qui laisse derrière elle des séquelles, physiques et psychologiques, tant pour les victimes que pour leur environnement.

Brutalités contre des civils

Dans une guerre où la brutalité devient le ton général, le cas de ces filles a mis en évidence la réalité de nombreuses femmes qui restent piégées en Ukraine. « Nous documentons soigneusement chaque atrocité, chaque crime. Nous avons créé une archive en ligne spéciale de ces crimes afin que le monde connaisse la vérité et tenir les russes responsables pour chaque goutte de sang ukrainien qu’ils ont versée », a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba dans un communiqué. En plus de ces filles, a-t-il ajouté, des dizaines de femmes et d’enfants ont été violés et assassinés. Mercredi dernier, le président ukrainien, Volodymyr Zelenski, ont accusé les forces d’invasion d’avoir perpétré « des centaines de viols » sur des femmes et aussi des filles : « Des centaines de cas de viols ont été enregistrés, y compris ceux de filles mineures et de très jeunes enfants. Même un bébé ! »

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L’agence onusienne dédiée aux femmes et les ONG telles que Human Rights Watch Ils se sont fait l’écho des cas avérés ou des plaintes d’agressions sexuelles par l’armée russe. La branche ukrainienne de l’ONG la routequi défend les droits des femmes, a jusqu’à présent reçu « des appels concernant sept cas de viols de femmes et d’enfants ukrainiens par des occupants russes » sur son numéro vert, a indiqué par téléphone à l’AFP un responsable de l’organisation. Aliona Kryvuliak. Mais ils craignent que la réalité n’atteigne des chiffres bien plus élevés lorsque le choc des victimes commence à se dissiper. « Il peut y avoir des centaines, voire des milliers, de femmes et de filles violées par les troupes russes », estime Kryvuliak.

De nombreux cas, dont on ne saura jamais exactement ce qui s’est passé, sont connus à travers les corps abandonnés sur les routes ou enterrés dans des fosses communes. Un exemple est celui de l’image effrayante prise par le photographe Mikhaïl Palinchak sur une autoroute à 20 kilomètres de Kiev. Sur l’instantané, les corps d’un homme et de plusieurs femmes sont apparus entassés sous une couverture. Ils étaient nus et leurs corps avaient été partiellement brûlés, selon le photographe. Il n’y aura guère de moyen de vérifier ce qui leur est arrivé, et comme elles, des centaines de femmes auront souffert sans jamais pouvoir raconter ce qui s’est passé ni désigner leurs violeurs.

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Refus russe

La directrice exécutive d’ONU Femmes, Sima Bahous, a déclaré que de plus en plus de signalements de viols et d’autres abus sont reçus. « La combinaison de déplacements massifs avec une grande présence de conscrits et de mercenaires, et la brutalité dont ont fait preuve les civils ukrainiens, a déclenché toutes les sonnettes d’alarme », a déclaré Bahous.

D’autre part, le procureur général ukrainien, Iryna Venediktova, Il a assuré ce mardi que, grâce à son enquête après l’invasion russe, il dispose d’informations selon lesquelles « des crimes de guerre présumés sont ou ont été commis » dans environ « 6 000 endroits » sur le territoire ukrainien. La procureure générale a expliqué qu’elle faisait « tout son possible » pour recueillir les preuves de violations du droit humanitaire commis en Ukraine depuis fin février et a exprimé son espoir que « les criminels de guerre puissent être traduits en justice » avec l’aide internationale.

Dans sa lignée habituelle, le Ministère russe de la Défense Il a nié toutes les accusations, qu’il considère comme une tentative de Washington de diffuser de fausses informations à des fins de propagande. « Les États-Unis, qui ont de nombreuses années d’expérience dans l’organisation de provocations avec des victimes humaines, poursuivent leur campagne pour créer et promouvoir de fausses preuves », a-t-il déclaré.

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