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Le veto sur le pétrole russe nuit à l’Europe et n’arrête pas la guerre

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Le veto de Union européenne (UE) aile importation de pétrole russe et dérivés résultat inefficace atteindre l’objectif de réduire drastiquement les revenus du Kremlin pour financer ses guerre en ukraine. La mesure, comme les économistes l’ont averti en avril, nuit à l’avance à l’UE avec hausse des prix de l’énergiealors qu’il n’aura qu’à partir de 2023 un impact limité sur le budget de la Russie, qui redirige déjà ses exportations vers Chine, L’Inde, Turquie et d’autres pays. Le veto n’arrêtera pas la guerre en Ukraine, mais il affaiblira davantage l’économie de l’UE, accentuera la inflation et va aggraver inégalité.

La Commission européenne, sous la pression de Etats-Unis, a promu le veto sur la base de critères moraux : « ne pas financer la machine de guerre russe avec de l’argent européen ». Mais il a sous-estimé son impact sur l’économie européenne et mondiale, en raison de la hausse du pétrole brut qu’il génère et qui va accentuer la hausse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE) en raison du déclenchement de l’inflation dans un contexte de ralentissement économique. .

L’interdiction d’importer du pétrole russe dans l’UE n’entrera en vigueur que dans six mois et celle des produits dérivés dans huit mois. Mais le impact prix et son impact sur l’économie européenne a été immédiat. Le baril de Brent se négociait à 103 dollars le 3 mai, la veille de l’annonce de son plan par la Commission européenne, et dépassait les 124 dollars lorsque la décision a été approuvée lors du sommet du 31 mai. Ce 3 juin, il s’échangeait au-dessus de 117 dollars, 14% plus cher qu’il y a un mois, 29% plus cher que quelques jours avant l’invasion et 67% plus cher qu’au début juin 2021 avec la réactivation au plein gaz.

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prix record

Les entreprises et les citoyens européens paient prix record du carburant, qui sont transférés à tous les secteurs économiques. L’inflation dans la zone euro a atteint 8,1 % en mai, en raison de la hausse de 39,2 % des prix de l’énergie et de l’aggravation des inégalités. Sans énergie, l’inflation aurait été limitée à 4,6%, indique Eurostat.

Les premières Hausse des taux d’intérêt de la BCE pour freiner l’inflation (0,25% en juillet et 0,25% en septembre) ils rendront la dette publique plus chère. L’obligation espagnole à 10 ans se négocie déjà à 2,36% (2 points de pourcentage plus cher qu’au début de l’année). Les investissements des entreprises deviendront également plus coûteux et, en Espagne, le coût d’un hypothèque moyenne augmentera de plus de 1 500 euros par an par rapport au début de l’année. Les gouvernements de l’UE ont déjà alloué 86 000 millions pour amortir la flambée des prix de l’énergie afin d’éviter une révolte sociale et la nouvelle escalade générée par le veto du pétrole brut russe consommera plus de fonds au détriment des investissements.

Le veto de l’UE au brut russe ne sera pas non plus total, puisque les importations par pipeline vers Allemagne, Pologne, Hongrie, République tchèque Oui Slovaquie et l’approvisionnement maritime de la Bulgarie et de la Croatie. De même, les compagnies maritimes européennes pourront continuer à transporter du pétrole russe vers des pays tiers en 2023, comme demandé Grèce, Chypre Oui malt.

Augmentation de la production journalière

Malgré le veto du brut russe adopté par les États-Unis en mars et la réduction des achats de certains pays européens, la Russie a augmenté sa production quotidienne de 200 000 barils en mai, à 10,2 millions de barils par jour, selon Kpler, une firme spécialisée dans les données pétrolières. . . Cela représente 700 000 barils par jour de plus qu’il y a un an, selon le Agence internationale de l’énergie (AIE). Le veto européen pourrait contraindre la Russie à réduire de 10 % sa production en 2023, si elle ne parvient pas à augmenter sa capacité de stockage, calcule Kpler.

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La hausse du prix du pétrole brut fait plus que compenser les pertes des acheteurs européens et nord-américains et permet à la Russie d’offrir des rabais de 35 dollars le baril à l’Inde, à la Chine et à d’autres pays, puisque le budget russe est basé sur un prix de vente du pétrole de 44,2 dollars le baril en 2022 et de 45 dollars en 2023. La Chine achète désormais 1,9 million de barils par jour et l’Inde 800 000. La Excédent du compte courant de la Russie au cours des quatre premiers mois de cette année s’élevait à 89 milliards d’euros, plus du triple qu’à la même période de 2021, grâce à la hausse des prix du gaz et du pétrole. L’Inde est déjà devenue un important raffineur de brut russe, qui est ensuite exporté sous forme de diesel et d’essence vers l’Europe à un prix élevé. De même, les compagnies pétrolières et maritimes ont développé ces mois-ci des méthodes pour camoufler l’origine russe de leur brut, révèle Le journal de Wall Street.

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