Accueil L'International La France enregistre une participation de 65% à cinq heures de l’après-midi,...

La France enregistre une participation de 65% à cinq heures de l’après-midi, soit quatre points de moins qu’en 2017

32
0

La participation chute en France, mais ne coule pas. Le 65% des électeurs Ils se sont déjà rendus aux urnes ce dimanche avant cinq heures de l’après-midi du premier tour de la présidentielle, comme le rapporte le ministère de l’Intérieur. Cela représente une diminution de quatre points par rapport à la même époque au premier tour de 2017 (69%), les précédentes élections à la tête de l’Etat. Après quelques municipales en 2020 et quelques régionales l’an dernier marquées par une très faible participation, l’abstention fait partie des facteurs à prendre en compte dans ces élections.

L’élection du chef de l’Etat monopolise la vie politique en France, où historiquement il y a eu un vote massif lors de ces élections. Mais après le guerre en ukraine éclipsant la campagne dans les médias et qu’il n’y avait pas de débats télévisés, on craignait qu’à ces élections présidentielles le record d’abstention du premier tour de 2002, de 29 %. Pourtant, la participation est plus élevée qu’il y a vingt ans à la même époque, 58 %. Plus de 48 millions d’électeurs sont appelés aux urnes en France, où les bureaux de vote ouvrent à huit heures du matin et fermeront entre sept et huit heures du soir.

« Éviter la présence de l’extrême droite au second tour »

« Je pense qu’il est important de voter ce dimanche pour éviter la présence de trop nombreux candidats de extrême droite au second tour », assure EL PERIÓDICO Samir Débuchy, directeur d’une usine, qui faisait la queue pour voter dans l’urne de l’école des Récollets, à côté du canal Saint-Martin et à proximité du Place de la République, au centre-est de la capitale française. Malgré la montée en puissance de l’extrême droite ces dernières décennies en France, à Paris elle n’obtient généralement que très peu de voix.

Lire aussi:   L'UE tient ce jeudi un sommet extraordinaire face à l'escalade en Ukraine

« Il n’y a pas eu de grande campagne ni de discussions intéressantes », déplore, pour sa part, Louise Gaxie, directrice de la fondation Gabriel Péri, un think tank communiste, qui était assise sur l’un des bancs de ce même lycée. étrange campagne, avec un débat politique miné par covid-19 et puis à cause de l’invasion russe, cet après-midi il y avait de longues files d’attente dans les écoles de la capitale française. Après que Paris ait été l’un des départements les moins fréquentés cet après-midi, ses habitants ont semblé se ressaisir dans l’après-midi.

Les candidats ont déjà voté

La socialiste Anne Hidalgo a été la première des candidates à voter dans un bureau de vote de la capitale française, suivie, entre autres, de l’extrême droite Marine Le Pen, de l’insoumis Jean-Luc Mélenchon et du président Emmanuel Macron, qui l’a fait après midi dans la station balnéaire du Touquet, dans le nord du pays. Aucun d’entre eux n’a fait de déclaration, puisque les candidats doivent respecter le silence imposé par la loi électorale jusqu’à huit heures de l’après-midi, date à laquelle seront proclamés les résultats préliminaires.

Lire aussi:   Une table made in Spain a "éloigné" Poutine et Macron

Macron, favori mais perd l’avantage

Certes, les candidats à la présidentielle qui suivent de plus près la participation sont Le Pen et Mélenchon (écosocialiste), deuxième et troisième dans les sondages. En principe, tous deux dépendent de l’électorat jeune et populaire, plus enclin à ne pas aller voter, contrairement à Macron, le favori des élections, mais qui perd son avantage. Après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le leader centriste a été catapulté au-dessus des 30% dans les sondages grâce à un « Unité nationale ». Mais cela s’est estompé et le président a perdu du terrain, notamment à cause de « l’affaire McKinsey » due aux dépenses de conseil de l’exécutif.

Depuis l’instauration de la Ve République en 1958, des dix élections présidentielles au suffrage universel la participation directe dans neuf d’entre eux a dépassé 75 % au premier tour, et dans cinq d’entre eux, 80%. Mais au cours de la dernière décennie, l’intérêt français pour la politique représentative s’est détérioré. « Ce qui me semble le plus significatif, c’est que l’abstention continue d’augmenter selon les classes sociales, les écarts entre les niveaux de participation entre les classes moyennes et supérieures et les classes modestes s’accentuant de plus en plus. On se rapproche d’une situation similaire à celle des Etats-Unis », explique Patrick Lehingue, professeur à l’université de Picardie (nord) et spécialiste de cette question.

Article précédentLes Mexicains votent pour le référendum pour révoquer le mandat de López Obrador
Article suivantZelenskiy et Poutine ne se rencontreraient qu’à la fin de la « grande bataille du Donbass »