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La Catalogne continue de perdre des sièges sociaux et Madrid, les gagne

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« Nous sommes à Valence comme une raison sociale à vocation indéfinie ». C’est la réponse que le président de CaixaBanque, José Ignacio Goirigolzarria posé la question de savoir s’il est prévu de ramener le siège à Barcelone cette semaine lors de la présentation du plan stratégique de cette entité d’origine catalane qui a absorbé Bankia.

Parallèlement à l’attractivité de la collectivité pour l’installation de centres de recherche et développement (R&D) ou de centres de services partagés ou d’excellence, la question de la siège social continue d’être récurrente et la question se répète dans les assemblées d’actionnaires comme celles de Naturgy, Cellnex, Abertis et de nombreuses autres entreprises qui, avant ou juste après la Référendum de 2017 Ils ont décidé de déplacer leur quartier général.

À partir du moment jusqu’au 31 mars, le solde (différence entre les entrées et les sorties) en Catalogne est de plus de 2 300 entreprises qui ont décidé de changer leur dénomination sociale en Madrid, Palma de Majorque ou Valence, pour ne donner que quelques exemples. Au cours de la même période, Madrid a atteint un solde positif de 1 607, c’est-à-dire avec plus d’arrivées que de départs, selon les données des registres du commerce.

CaixaBanque, par exemple, a depuis lors son siège à Valence, profitant de l’ancienne Banco de Valencia, qu’elle a absorbée ; et avec l’intégration de Bankia, elle s’est encore plus implantée sur ce marché ; tandis que la société bénéficiaire, Critère; et la Fondation La Caixa, le principal actionnaire de la banque, l’a à Palma de Majorque. Pour sa part, le Banque Sabadell il l’a déplacé à Alicante, où la Caja de Ahorros del Mediterráneo (CAM), aujourd’hui disparue, qui était intégrée à ce groupe, avait son siège.

Ce ne sont là que deux exemples de bancarisation, puisque les institutions financières étaient obligées de dissiper et d’extirper tout doute sur une éventuelle sortie du système de l’Union européenne (UE) et de la Banque centrale européenne (BCE), en cas de indépendance de la Catalogne, bien que temporairement. Mais la vérité est que la fuite était multisectorielle. Codorniu, Groupe Planète, Catalan occidental, Pâtes au Coq, Colonial, La Sorcière d’Or, Agbarainsi que la branche d’investissement de La Caixa, Criteria et ses filiales CaixaBank, Naturgy, entre autres… En fait, à l’heure actuelle, dans l’Ibex 35, la principale référence boursière en Espagne, les deux seules sociétés qui maintiennent leur siège social en Catalogne sont Fluidra Oui Griffols.

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Le changement massif de siège social, avec la modification conséquente de la tenue des assemblées générales ou des réunions du conseil d’administration, a été l’impact le plus palpable de le stade d’instabilité politique qui a résulté du référendum 1-Ole moment culminant des années de la ‘processus‘ en Catalogne. À ce jour, l’écrasante majorité ont été des allers simples.

Le pire exercice de cette fuite des sièges sociaux a été justement celui de la concertation, quand il y a eu une fuite massive des sièges sociaux. Le solde négatif cette année-là en Catalogne était de 1 988 qui ont choisi d’établir leur siège en dehors de cette communauté : 2 536 sont partis et 548 ont choisi cette année-là d’établir leur siège en Catalogne. Parmi ceux qui ont décidé de déménager, 1 457 l’ont fait à Madrid. La Communauté valencienne était, de loin, le deuxième bénéficiaire le plus important, avec 279 ; et Aragón, le troisième, avec 194.

L’année du référendum, 1 279 entreprises au total ont quitté Madrid comme siège social, mais 2 541 autres ont choisi la capitale comme lieu d’implantation. Cela donne un solde positif de 1 262. Chaque année, en effet, en Catalogne, il y a eu plus de marches que d’arrivées et à Madrid, c’est l’inverse. L’un des objectifs fixés par l’actuel président de l’association patronale catalane Foment del Treball, Josep Sánchez Llibre, était d’obtenir le maximum de sièges sociaux qui partaient pour revenir. Les efforts n’ont pas encore porté leurs fruits.

Pour le moment, un retour massif n’a pas été réalisé. Même pas symbolique. Le « groupe de réflexion » de Foment, le Institut d’études stratégiques, avertit dans une de ses études des risques de ne pas inverser ce processus de fuite des quartiers généraux. Son directeur, Jordi Alberich, a fait appel à la stabilité institutionnelle et à l’autonomie comme recette pour créer un climat de plus grande confiance.

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Le rapport assurait que « les courants de fond de la société catalane pointent clairement vers la détente. Et la politique semble envoyer des signaux dans la même direction. Ce n’est qu’ainsi que nous relèverons les défis du moment et, parmi eux, favoriserons le retour du siège social. Dans le cas contraire, elles peuvent entraîner le déplacement irréversible des centres de décision et des emplois.

Le départ d’un siège social ne doit pas impliquer une perte de capacité de décision, puisque dans de nombreux cas, sinon dans la plupart, les sièges sociaux des entreprises qui ont déménagé leur siège social restent en Catalogne. Dans tous les cas, si cela dure longtemps, cela pourrait impliquer le transfert de sièges sociaux, d’unités commerciales importantes et même de capacités de production. Les implications de ce processus vont de la perte de richesse et d’activité aux emplois. À son tour, il existe un risque que les dirigeants, afin d’éviter des déplacements constants, finissent par déménager leur résidence là où se trouve le siège social de l’entreprise. Et encore plus avec un une fiscalité attractive comme celle de Madrid.

Madrid et la Catalogne, dans cet ordre, sont les communautés qui soutiennent le plus le mouvement des sièges sociaux, étant, à leur tour, les territoires avec la plus grande activité économique.Au 31 mars, 219 sièges sociaux avaient quitté la Catalogne et 198 sont venus. à la même période, 456 débarquèrent à Madrid et 390 en repartirent. De tous ceux qui quittèrent la Catalogne durant cette période, 101 débarquèrent à Madrid, qui, à son tour, connut 103 évasions vers les terres catalanes.

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