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Hong Kong ne commémorera pas les victimes de Tiananmen pour la première fois depuis le massacre

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La autorités de Hong Kong les commémorations du massacre de Tiananmen ont été annulées pour la première fois sous l’édit de Loi sur la sécurité nationale imposé de Pékin qui a réprimé la dissidence du territoire.

Contrairement aux trois dernières décennies, la place Victory Park de Hong Kong sera vide de rassemblements et de discours à moins que la population ne se rassemble contre les ordres des autorités.

La police de Hong Kong a averti les gens de ne pas se rassembler sur le territoirenotamment dans l’éventuelle concentration qui se prépare ce samedi aux abords du parc, à Causeway Bay, rapporte le Hong Kong Free Press.

De même, et selon le ‘South China Morning Post’, les autorités chinoises ont averti plusieurs consulats de pays occidentaux à Hong Kong de s’abstenir de commémorer ouvertement la répression de 1989.

« Le bureau des relations avec la Chine nous a demandé de ne pas tweeter, retweeter ou dire publiquement quoi que ce soit sur le 4 juin », a déclaré un diplomate européen aux médias.

L’année dernière, le consulat américain et le bureau de l’UE à Hong Kong ont allumé des bougies à leurs fenêtres dans un geste sans précédent, provoquant une réponse sévère de Pékin, qui a accusé les deux missions de « jouer avec le feu ».

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La Secrétaire d’état américain, Anthony Blinkena en fait accusé vendredi Pékin de mener un exercice de censure après que les autorités de Hong Kong ont annoncé leur décision de boucler une partie du parc, le site traditionnel de la veillée jusqu’en 2020, date à laquelle il a été interdit pour des raisons sanitaires en raison de la pandémie.

Répression des manifestations

La répression brutale des manifestations étudiantes et ouvrièress qui ont eu lieu sur la place Tiananmen entre avril et juin 1989 restent un sujet tabou, entre autres, car les revendications qui ont été soulevées alors restent sans réponse de la part des autorités chinoises.

Le déclencheur des manifestations à Tiananmen a été la mort subite lors d’une réunion du Parti communiste chinois (PCC) de son ancien secrétaire général Hu Yaobang, qui a dirigé la réforme des années 1980 mais a été contraint de démissionner par le dirigeant « de facto » du géant asiatique, Deng Xiaoping, pour son incapacité à contenir les révoltes étudiantes de 1987.

Les étudiants et les enseignants ont été les premiers à assister à l’appel de Tiananmen exiger une véritable ouverture politique. Plus tard, ils ont été rejoints par des travailleurs urbains, qui ont vu les réformes économiques comme une menace pour leur statut. Avec pour vecteur commun la corruption, cet amalgame de revendications s’est cristallisé en une concentration massive au cœur de Pékin.

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Après plusieurs tentatives de dialogue, le gouvernement a déclaré la loi martiale en mai et en juin a envoyé les forces armées pour disperser la manifestation. Les manifestants ont accepté de quitter Tiananmen pour éviter un affrontement brutal qui a fini par avoir lieu dans la nuit du 3 au 4 juin dans les rues environnantes avec des soldats tirant sur des civils non armés.

Le massacre a été documenté par la presse internationale, qui était en Chine ces jours-là pour couvrir la visite du dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Malgré cela, on ne sait pas combien de victimes il a laissées cette nuit-là. Les mères de Tiananmen ont réussi à documenter au moins 202 décès et Human Rights Watch et Human Rights in China ont identifié au moins 522 détenus. Il s’agissait de la plus grand massacre de civils en Chine depuis les purges maoïstes.

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