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Dans deux ans, la moitié des postes en cybersécurité seront à pourvoir

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Lundi dernier, la nouvelle a éclaté que le président du gouvernement, Pedro Sánchezet le ministre de la Défense, Margaret Oaks, ont subi un « piratage » en 2021 sur leurs mobiles par Pegasus. Il s’agit d’un « logiciel » développé par la société israélienne NSO Group qui permet, sans que la personne concernée ait besoin de cliquer, de contrôler à distance un appareil, qui comprend un nombre infini d’options telles que l’accès aux mots de passe ou l’enregistrement des conversations.

Ces événements ont donné de l’importance au rôle du personnel de cybersécurité, qui doit détecter ces attaques à temps. Ce sont des travailleurs dont la fonction est de plus en plus priorisée par l’augmentation des données, ce qui entraîne une augmentation des attaques informatiques. Par exemple, les attaques de rançongiciels – les attaques les plus courantes contre les entreprises aujourd’hui – ont augmenté de 105 % dans le monde en 2021, selon le rapport 2022 sur les cybermenaces de SonicWall. Il s’agit d’attaques informatiques visant à paralyser les entreprises en rendant leurs systèmes informatiques inutilisables jusqu’à ce qu’une rançon soit payée. Celles-ci ont augmenté, dans le cas des gouvernements, d’un pourcentage alarmant de 1 885 %, comme expliqué Joseph dimanche, directeur du Centre de recherche sur la cybersécurité de Catalogne. Récemment, l’Université de Californie a déboursé 1,08 million d’euros après une attaque de ce type, tandis que la société de cybersécurité Cognizant a été touchée par une autre qui l’a obligée à débourser entre 47 et 66 millions d’euros, selon les données de Fortinet. Compte tenu de la croissance de ce fossé en matière de cybersécurité, y a-t-il suffisamment de personnel pour protéger les gouvernements, les entreprises et les citoyens ?

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La demande de professionnels de la cybersécurité doublera l’offre en deux ans. En 2024, on estime qu’il y aura 42 283 professionnels à la recherche d’un emploi dans ce domaine pour pourvoir 83 007 postes vacants. C’est ce que souligne l’Analyse et diagnostic des talents en cybersécurité en Espagne préparé par ObservaCiber, qui révèle qu’en 2021, il y avait déjà 24 119 (16%) chômeurs. Et cela pourrait être aggravé dans le secteur public en raison du manque de compétitivité des salaires, selon les experts. « La cybersécurité est le domaine numérique où il y a le plus de pénurie de profils. Et le secteur public a une difficulté supplémentaire : ne pas avoir les moyens de payer des salaires privés », explique-t-il. jordi arrufi, directeur du programme Digital Talent de Mobile World Capital Barcelona (MWCapital). L’administration publique a stipulé et les salaires publics par catégories. « Au niveau des salaires, il n’y a pas grand-chose à faire dans le secteur public. Mais là, ces profils peuvent trouver une vocation à aider la population et des défis innovants liés à la recherche », précise-t-il. Marco Lozanoresponsable de la cybersécurité des entreprises chez Incibe.

Dans les entreprises privées de Barcelone, le salaire moyen qu’un travailleur gagne est de 56 000 euros par an en moyenne, tandis qu’à Madrid il atteint 54 900, selon Chien de berger. Parmi les profils de ces travailleurs figurent le CISO, qui est le responsable de la cybersécurité dans l’entreprise ; l’architecte de la cybersécurité, qui réfléchit à la façon d’améliorer un système après l’avoir revu ; le digital forensic investigateur, qui est celui qui inspecte et génère les bonnes pratiques ; et l’auditeur cybersécurité, qui vérifie que les mesures de sécurité des systèmes informatiques sont conformes à la réglementation.

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Les entreprises essaient de répondre au besoin de talents en cybersécurité en recyclant ce qu’elles ont dans d’autres départements. Concrètement, 40,1% des organisations reconnaissent avoir eu recours à cette méthode pour se protéger, selon le rapport ObservaCiver. En fait, seuls deux postes sur 10 sont occupés par des talents spécifiquement formés.

Christian Santana en est un exemple. Il a décidé d’étudier une maîtrise en cybersécurité à l’école Nuclio car, en tant qu’informaticien, il a constaté que la cybersécurité était assez faible dans la technologie cloud : « Elle a grandi si vite qu’il y a beaucoup de lacunes. » Le professeur du master Xavier Bartomeu Il estime que le manque de talent dans ce domaine est « un problème culturel » et que sa philosophie doit être bien expliquée. De plus, seuls 18 % des « bootcamps » – ou centres d’études intensives et pratiques – ont cette spécialisation. « L’offre d’études augmente, mais il faudra encore plusieurs années avant qu’il y ait un corps professionnel formé sur le lieu de travail », conclut-il. Bartomeu.

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