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À quoi ressemblera la nouvelle loi de l’Union européenne qui transformera Internet ?

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Est-il possible de limiter le pouvoir de Google, amazone, But (Facebook), Manzana Oui microsoft? La Union européenne (UE) le pense. C’est pourquoi il dure le lancement de la Loi sur les marchés numériques (DMA, pour son sigle en anglais), qui pour la première fois en 20 ans vise à réguler la concurrence sur le marché numérique et freiner les pratiques abusives des géants de l’internet. La loi va profondément transformer le fonctionnement de ces plates-formeset cela affectera également les utilisateurs.

Le 24 mars, le Parlement européen et les Vingt-sept sont parvenus à un accord sur une nouvelle législation. Bien qu’il reste encore des détails techniques à peaufiner, il devrait être approuvé en juillet et entrer en vigueur au début de 2023. Le DMA affectera les entreprises avec une capitalisation d’au moins 75 000 millions d’euros ou avec un chiffre d’affaires dans l’UE de 7,5 milliards ou plus et avoir au moins 45 millions d’utilisateurs. Ces « gardiens » sont ceux mentionnés ci-dessus et des entreprises comme Alibaba Soit réservation, qui doit assumer certaines obligations. S’ils ne le font pas, ils s’exposent à des pénalités comprises entre 10% et 20% de leur chiffre d’affaires mondial annuel.

Pendant deux décennies, le géants de la technologie ils ont consolidé leur position dominante sur le marché avec des pratiques qui limitent la concurrence. Bruxelles Il a poursuivi ces affaires et a infligé des amendes de plus de 8 000 à Google, entre autres, pour des mesures telles que la promotion de ses services dans les résultats qui apparaissent dans son moteur de recherche. Cependant, la lenteur de ces enquêtes a conduit à la création de la DMA, qui cherche à limiter ces empires et à donner des ailes à d’autres entreprises pour qu’elles puissent prospérer.

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« Ces dernières années, la Commission européenne n’a pas eu la force de répondre à cet abus de pouvoir. Désormais, ce seront les entreprises qui devront montrer qu’elles ne le font pas », explique l’eurodéputé allemand Andrew Schwabrapporteur de droit, lors d’une réunion avec des journalistes à Strasbourg à laquelle EL PERIÓDICO a participé.

Comment cela vous affectera-t-il?

La loi transformera ces plateformes telles que nous les connaissons. Ainsi, cela pourrait forcer les applications de messagerie à être interopérables avec d’autres plus petites si elles le demandent. En pratique, cela signifie qu’à partir d’un iPhone vous pouvez envoyer un message de Whatsapp, Facebook Messenger ou iMessage et reçu par un utilisateur de Télégramme sur votre mobile Android. Ainsi, les utilisateurs de différentes plateformes « pourraient échanger des messages, envoyer des fichiers ou passer des appels vidéo », selon l’UE.

Ce point, dont peu de détails techniques sont connus, est en attente d’évaluation au Parlement européen. Malgré tout, il a enflammé les esprits dans Silicon Valley et de certains experts qui avertissent que l’intégration pratiquement impossible entre différents systèmes de chiffrement utilisés par ces applications pourraient finir par compromettre la confidentialité des données des utilisateurs. Les grandes entreprises technologiques dénoncent également que cela menace leur activité, puisqu’elles seraient obligées d’ouvrir leurs systèmes à des concurrents plus petits pour permettre une plus grande concours. « Les PME auront plus de facilité à se développer », estime Schwab.

La DCE affectera également la façon dont le téléphone portable. Le règlement permettra aux utilisateurs d’utiliser une boutique d’applications autre que celle proposée par la marque de leur appareil. Ainsi, si ceux qui ont un mobile Android pourront accéder au magasin d’applications d’Apple et les propriétaires d’un iPhone pourraient le faire dans le jeu de Googleun changement si radical qu’il est difficile de l’imaginer.

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La loi interdira également aux entreprises d’autoriser les utilisateurs désinstaller les applications installées sur chaque appareil par défaut. Cela touchera directement le business de Google, qui depuis 2019 verse entre 8 000 et 12 000 millions de dollars par an à Apple pour que les iPhones intègrent par défaut son moteur de recherche, qui contrôle déjà 90 % des recherches. Le ministère américain de la Justice a accusé les deux sociétés d’avoir abusé de leur pouvoir avec cet accord.

Brisez la « grande technologie »

L’effort de l’UE pour réglementer la technologie soulève d’autres questions. La loi obligera certaines des entreprises les plus puissantes du monde à remodeler une entreprise qui les a amenées là où elles sont. Certains experts soulignent que cela pourrait signifier que les plates-formes de Google, Meta, Apple ou Amazon sont différentes en Europe qu’en États Unis et le reste du monde, quelque chose d’inédit.

Une autre question importante est de savoir comment l’UE garantira le respect de la législation. « La Commission est responsable en dernier ressort de l’application des règles », déclare l’eurodéputé populaire Pablo Arias, membre de la Commission du marché intérieur en charge de la DMA. Si elles ne s’y conforment pas, Bruxelles se réserve le droit d’arrêter les fusions entre entreprises qui « tentent la concurrence ». On ne sait pas comment il sera intervenu. « J’espère que nous n’arriverons pas à cette situation », a-t-il expliqué. Margrethe Vestagervice-président de la CE.

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